Black Widow All-new All-different T02

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Black Widow All-new All-different T02

Black Widow All-new All-different T02
Par Mark Waid, Chris Samnee

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  • Rang parmi les ventes Amazon: #73271 dans Livres
  • Publié le: 2017-08-23
  • Langue d'origine: Français
  • Dimensions: 10.43" h x .59" l x 6.89" L,
  • Reliure: Album
  • 128 pages

Révisions éditoriales

Présentation de l'éditeur
Natasha doit jouer un jeu dangereux si elle veut détruire la nouvelle version de la Chambre Rouge. Deux figures de son passé vont laider... ou la trahir ?

Biographie de l'auteur
Mark Waid commence sa carrière chez DC Comics au milieu des années 80. Alors scénariste et responsable éditorial, il crée la collection Elseworlds. Dans les années 90, il se consacre presque exclusivement à l'écriture et connaît rapidement un énorme succès avec la série The Flash. Parmi ses principales productions DC, signalons Kingdom Come (Eisner Award de la "meilleure mini-série" en 1997) et sa suite The Kingdom, sans oublier JLA, Superman : Birthright et Legion of Super-Heroes. Chez Marvel, on le voit à l'oeuvre sur Age of Apocalypse, Captain America, Fantastic Four, Amazing Spider-Man, Indestructible Hulk et Daredevil (qui remporte trois Eisner Awards en 2012 dans les catégories "meilleur scénariste", "meilleure série mensuelle" et "meilleur épisode"). Entre 2007 et 2010, il est aussi le rédacteur en chef de la maison d'édition Boom ! Studios, pour qui il écrit lrredeemable et Incorruptible. Il tient aujourd'hui les rênes des titres Avengers et Champions. Chris Samnee se fait connaître vers le milieu des années 2000 grâce à des productions Oni Press, dont le Graphic Novel Capote in Kansas et plusieurs numéros de la série Queen & Country. Plus tard, il illustre pour DC Comics The Mighty et Blackest Night : Tales of the Corps. Parmi ses premiers travaux pour Marvel, on se souvient de Daredevil 500 et de Thor the Mighty Avenger, qui lui vaut en 2001 le Harvey Award du "nouveau talent le plus prometteur". Associé au scénariste Mark Waid, il signe la mini-série IDW The Rocketeer : Cargo of Doom et, pour la Maison des Idées, des épisodes mémorables de Daredevil, grâce auxquels il remporte l'Eisner Award du "meilleur dessinateur" en 2013.


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4Endoctrinement
Par Présence
Ce tome fait suite à Black Widow All-new All-different T01 (épisode 1 à 6) qu'il faut avoir lu avant. Ces 2 tomes forment une saison complète. Celui-ci comprend les épisodes 7 à 12, initialement parus en 2017, coécrits par Mark Waid & Chris Samnee, dessinés et encrés par Chris Samnee, avec une mise en couleurs réalisée par Matthew Wilson.

Black Widow (Natasha Romanoff) se trouve au Groenland, en train d'observer l'entrée d'une base secrète de Headmistress, avec Ilija Knezevic, le cousin de Weeping Lion (Platch Liev). L'histoire revient alors à l'une des premières missions de Natasha : son premier assassinat. Elle devait exécuter froidement le Yougoslave, alors qu'elle n'avait qu'une dizaine d'années. Franchement désavantagée par son corps de fillette, elle l'attaqué alors qu'il était au volant de sa voiture, avec son fils à côté, et son neveu en train de dormir à l'arrière. Ce fut un meurtre fastidieux et très salissant. Le temps est venu pour Black Widow et Knezevic de s'infiltrer dans la base pour faire face à Headmistress, et à sa nouvelle élève Recluse.

Après cette première opération, Black Widow, toujours aidée par Ilija Knezevic, intervient à la Maison Blanche pour empêcher un assassinat commis par les jeunes élèves de Headmistress. Puis elle est de retour en Sibérie pour tenter d'éviter le meurtre d'Iosef. Elle fait ensuite équipe avec un de ses anciens amants qui l'emmène jusque sur la Lune pour obtenir des informations de la part de The Unseen. Elle endosse enfin la responsabilité des conséquences de l'existence de la Dark Room, la dernière incarnation de la Red Room, l'organisation qui l'avait formé et qui a formé de nombreuses autres espionnes sans pitié.

Le premier tome avait permis au lecteur de comprendre que cette histoire est avant tout la création de Chris Samnee le dessinateur, à commencer par le premier épisode, quasiment dépourvu de tout texte. En effet lors de la parution de la série, le nom de l'artiste était placé avant celui de Mark Waid, et Samnee est également le coscénariste de la série. À la lecture, on peut supposer qu'une partie de l'histoire, ou sa trame générale a été proposée par Samnee et que Mark Waid a apporté ses compétences de scénariste pour en assurer la fluidité et la cohérence. Le lecteur qui est venu pour le spectacle visuel en a pour son argent. Dans chaque épisode, il y a entre 6 et 10 pages sans texte, dans lesquelles la narration est exclusivement portée par les dessins.

Le mode de fonctionnement du duo de créateurs assure que Chris Samnee reste impliqué et motivé dans ce projet. Dans le premier épisode, le lecteur est frappé par la dimension naturaliste de cette séquence de 4 pages dans laquelle cette jeune fille qui s'attaque à un gros balèze coincé derrière son volant. Samnee ne dramatise pas la situation, mais il ne cherche pas à la décrire d'une manière romantique. Il montre la détermination de Natasha, la liberté de mouvements très limitée du Yougoslave, mais aussi la réaction de son fils. Le lecteur est complètement hypnotisé par ce moment horrible et grotesque, avec une jeune fille tueuse entièrement obnubilée par sa mission, un jeune garçon incapable d'assimiler ce qui se déroule sous yeux, un homme adulte comprenant parfaitement ce qui lui arrive, et prenant conscience petit à petit de sa position de faiblesse. Du coup, le décalage est très surprenant lors du face-à-face entre Black Widow et Headmistress, sans décors ou presque pendant 3 pages.

Ce phénomène de décalage de degré de représentation ne se reproduit pas dans les 5 épisodes suivants, Samnee veillant à conserver des indications visuelles sur les environnements où se déroulent l'action. Le scénario se découpe en plusieurs phases, et emmène le lecteur dans des endroits auxquels il ne s'attend pas. Dans l'épisode 8, le lecteur éprouve la sensation d'accompagner ce groupe de jeunes filles bénéficiant d'une visite guidée à la Maison Blanche, grâce aux détails visuels sur les meubles, et les accessoires. Dans l'épisode 9, il se retrouve de retour dans la cabane en Sibérie, au beau milieu des bois enneigé. Le voyage sur la Lune est totalement inattendu. La mission d'infiltration dans une autre base militaire, cette fois-ci en Antarctique, est plus dans le ton de la série, avec ces poutrelles métalliques et les conduites apparentes. Globalement, Samnee s'approprie les environnements habituels des aventures de James Bond, avec l'exotisme en moins.

En outre Chris Samnee s'est engagé dans un projet de récit de superhéros dont il maîtrise bien les conventions. Il sait qu'un récit de Black Widow comprend une forte composante d'espionnage, ce que le lecteur retrouve dans cette enquête à différents endroits du globe et avec des groupuscules armés et des bases secrètes. Il sait également qu'il va devoir mettre en scène des affrontements physiques, avec armes à feu, ou à main nue. Il s'agit à la fois d'une des conventions du genre, mais aussi d'un poncif des récits de superhéros, une obligation narrative qui constitue une corvée pour nombre de dessinateurs. Ici le lecteur éprouve au contraire le plaisir qu'à pris Chris Samnee à concevoir ces séquences. L'enchaînement de scènes d'action pour empêcher le meurtre à la Maison Blanche est mis en scène avec virtuosité, montrant les événements survenir rapidement, et les affrontements se faire en quelques cases, à un rythme soutenu et enlevé. L'affrontement entre Recluse et Black Widow dans l'épisode 9 comporte 2 phases, l'une à l'intérieur de la cabane, l'autre à l'extérieur.

L'artiste montre comment les coups s'enchaînent, privilégiant la logique des déplacements et le positionnement des personnages, plutôt que des images statiques glorifiant la puissance des combattants ou la force des coups portés. Il utilise des cases de forme de trapèze pour accentuer le mouvement, ainsi que des silhouettes en ombre chinoise, pour concentrer l'attention du lecteur sur la suite de postures, pour un effet très réussi. Les épisodes 11 et 12 racontent les différents affrontements entre Black Widow et ses ennemis dans cette base secrète en sous-sol. À nouveau, le lecteur apprécie l'intelligence de la mise en scène, dans laquelle les personnages se déplacent les uns par rapport aux autres, en tenant compte du volume et des obstacles des différents endroits. Samnee utilise de nouveau les ombres chinoises pour les tuyauteries qui peuvent constituer des obstacles, mais aussi les contours des endroits où se déroulent les combats. Le lecteur peut y voir une forme de matérialisation visuelle de l'enfermement dans lequel les personnages se débattent, obligés d'en passer par l'affrontement physique pour pouvoir imposer leur point de vue, leur idéologie, sans possibilité d'une autre forme d'action.

L'épisode 10 détonne par rapport au reste, dans la mesure où les auteurs ont choisi d'envoyer Black Widow et 3 autres personnages sur la Lune, à la rencontre de The Unseen. Chris Samnee ne change pas pour autant de mode de dessin. Il utilise des traits de contour un peu gras, un peu irréguliers, pour donner du poids aux personnages, mais aussi pour éviter un effet trop lisse, trop propre. Il parsème ses dessins d'aplats de noir avec libéralité, pour donner plus de consistance aux décors. Le lecteur se rend compte que cette approche graphique aboutit à une impression intemporelle, parfois un peu datée quand les formes semblent un peu trop simplifiées, ou quand les personnages sourient avec trop de franchise. D'un autre côté, cela aboutit à des planches qui ne risquent pas de se démoder. Enfin, la qualité de la composition des planches, des cases, de leur enchaînement atteste de l'intelligence graphique et narrative. Du coup la forme des dessins s'apparente plutôt à une volonté d'éviter les effets inutiles, au profit d'une narration débarrassée d'artifices.

Le lecteur est donc très sensible au plaisir de la narration visuelle. Il reste un peu plus circonspect quant à l'intrigue en elle-même. Le premier tome avait indiqué que l'histoire découle de l'histoire personnelle de Natasha Romanoff, avec les conséquences de sa formation et son endoctrinement par la Red Room dont la responsable Headmistress a continué sa tâche après le départ de Natasha. Il n'est pas possible de démêler les apports de Samnee et ceux de Waid au scénario, mais le lecteur peut ressentir une forme un peu hétéroclite dans le récit. L'épisode sur la Lune n'apporte pas grand-chose, si ce n'est un artifice pour savoir où Black Widow doit se rendre pour l'affrontement final, la participation saugrenue de The Unseen, et l'occasion de dessiner des combinaisons spatiales un peu rétro. L'intrigue globale ressasse le passé de Black Widow comme souvent dans les histoires consacrées à ce personnage. Elle se développe en différents chapitres, assez variés, de la Maison Blanche à la Sibérie, en passant par des bases secrètes. Le lecteur reste un peu surpris de la résolution concernant Weeping Lion, un personnage que les scénaristes ont pris la peine de créer et de développer, et qui connaît un sort anti-climatique. En toile de fond, les auteurs évoquent la formation des enfants, leur éducation, la responsabilité des adultes quant à leur devenir, et la possibilité d'infléchir sur leur endoctrinement. Avec ce point de vue, la fin de Weeping Lion apparaît encore moins compréhensible, comme s'il n'y avait plus de réhabilitation possible pour des individus devenus adultes de la même manière, le sort de Recluse surprend, comme si Black Widow n'avait pas d'alternative à proposer, pas plus que les scénaristes eux-mêmes.

Cette deuxième partie de saison enchante pour la qualité de la narration visuelle, Chris Samnee s'investissant complètement pour des planches sophistiquées, tout en restant simples en apparence. L'intrigue donne parfois l'impression de raccommoder ensemble des moments que Samnee souhaitait dessiner mais qui arrivent parfois comme un cheveu sur la soupe, avec comme fil directeur la responsable de la formation de Black Widow, poursuivant son œuvre, un élément assez convenu dont Mark Waid n'arrive pas extraire tout le potentiel.

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